Catherine ou la petite Cathy

Je suis née et j’ai grandi dans ce milieu pastoral aux écrins parfumés de fleurs de Lavande.

Dés mon plus jeune âge je cueillais des bouquets de fleurs de Lavande et de fleurs sauvages .

J’ai eu ma première faucille (une miniature) à 6 ans et j’ai eu la chance de participer avec ma famille à la récolte manuelle.

La monoculture de la Lavande ne permet pas de vivre suffisamment et ayant grandit dans un milieu très modeste, j’ai été encouragée à poursuivre des études pour sortir de ce milieu difficile.

Après des études de Lettres Anglaises, j’ai eu la nostalgie de mon enfance et je suis revenue au Pays.

Je créais en mars 1994, un jardin d’essai : « Le jardin des Lavandes ».

Le Jardin des Lavandes

Je mettais en place sur 2000 m2, des parterres regroupant : les principales espèces botaniques, les variétés horticoles que je commençais à connaître, et enfin les Lavandes cultivées sur le plateau de Sault.

Les premiers visiteurs en 1995, découvrirent 27 carrés de Lavande représentant une trentaine de variétés : – Lavandes et les Lavandins à parfum  – Lavandes et de Lavandins à bouquets  – les principales espèces botaniques : latifolia,stoechas, pedunculata, dentata, multifida, canariensis (dont les graines venaient des îles canaries et du Maroc)

La culture et l’histoire de la Lavande est plus complexe que l’on peut se l’imaginer et il n’est pas facile de les étudier d’une part parce les variétés sont très mal connues et d’autre part parce que, leur origine subtropicale ne permet pas de les cultiver et de les conserver facilement.

L’engouement des visiteurs face à cette diversité nouvelle à leurs yeux, m’a conduite vers une reconversion de pépiniériste de collection.

Après avoir étudié l’horticulture et la pépinière, je décidais de créer ma propre exploitation. J’ai voulu proposer à ma clientèle un grand choix de variétés qu’ils pourraient utiliser dans leur jardin.

La Lavande n’était plus seulement la fleur de mon enfance. Mais le début d’une aventure dont je commençais à me passionner. Je voyageais dans le temps et dans l’espace, en re-parcourant ou en découvrant son histoire, ses berceaux et ces lieux pour ma part inconnus.

Développement

Au plus j’abordais les différents thèmes et au plus j’avais envie de poursuivre ces recherches. Je devais devenir une spécialiste et plus rien sur la Lavande ne devait m’échapper. Pendant les longs hivers, je parcourais les archives départementales pour connaitre l’histoire de la culture de cette plante, et les ouvrages botaniques qui l’avaient traités.

Entre 1994 et 2000, ma connaissance des espèces de lavandes est passée de 30 variétés à plus de 150.

En 2001 « Le jardin des Lavandes » déménage pour se rapprocher du village .

Sur un même site, la pépinière et le jardin sont rassemblés. En 2003, la collection s’agrandit toujours, elle compte plus de 200 variétés et son cadre devient trop étroit.

Dans les années 2000 j’ai rapprochée « Le Jardin conservatoire de la Lavande » des champs de Lavandes familiaux. Je l’ai implanté au cœur de ce paysage lavandicole,. En s’agrandissant, il est devenu La Ferme aux Lavandes.

La Ferme aux Lavandes

Pour être à même d’assurer la conservation botanique de ces espèces, pour la plupart subtropicales, et maîtriser l’influence du climat sur ces plantes, je décidais de poursuivre mes études en étudiant l’agronomie, la biologie végétale et la climatologie.

Ces connaissances allaient m’aider à étudier et à conserver le plus grand nombre d’espèces botaniques possibles. J’ai rassemblé toutes mes notes, et le fruit de mon étude dans une monographie sur le genre Lavandula et dans une collection « Histoire Naturelle des Lavandes ».

La première publication d’un ouvrage de vulgarisation consacré au jardinage des Lavandes est apparue en 2000. Une deuxième édition a du être réalisée en 2004. Ce travail m’a fait connaitre dans le monde entier, des Etats Unis, la Grande-Bretagne, L’Europe, l’Asie et l’Océanie.

Je suis régulièrement invité en Australie pour participer à des conférences et présenter mes recherches, lors de séminaires mondiaux.

J’interviens également auprès des Lavandiculteurs, botanistes et chercheurs qui me consultent pour le suivi de leurs projets .